Mes stratégies pour bâtir une solide estime de soi

L’estime de soi, c’est la reconnaissance de sa propre valeur.

La confiance en soi, c’est la reconnaissance de ses propres compétences.

L’affirmation de soi, c’est la capacité à s’exprimer et à défendre ses droits sans empiéter sur ceux des autres.

Le Modèle de Performance Mentale de Christian TARGET, La bible de la préparation mentale.

On associe souvent les performances d’un athlète à son degré de confiance en lui au travers de ce qu’il exprime en compétition.

Si on se fonde sur la théorie du triangle d’appui au travers des 3E ( Émotion – Estime de soi – Énergie ), on peut considérer que la confiance en soi n’est pas une donnée immédiate de la performance mentale mais plutôt une conséquence de l’équilibre des autres éléments de performance mentale.

Finalement la confiance en soi peut se développer et se construire à travers l’ensemble des autres capacités et savoir faire mentaux ( énergie, émotions, motivation, concentration, communication ).

Construire l’estime de soi pour nourrir sa confiance

Comment reconnaître les signes d’un manque d’estime de soi

  • J’ai des difficultés à demander de l’aide facilement.

Par crainte de me découvrir, par peur que l’autre me juge, de montrer mes faiblesses et parce que je cherche à me protéger, je vais avoir tendance à nier l’origine du problème qui m’affecte

  • J’ai tendance à parler de manière excessive et à émettre des propos qui me “sur valorisent”

Je déploie beaucoup d’énergie pour masquer ce que j’estime être des faiblesses pour autrui. Cela m’épuise sur le plan émotionnel mais je préfère tout de même avancer masqué.

  • J’éprouve un sentiment de solitude ou d’injustice.

” Pourquoi ça n’arrive qu’à moi ? ” , ” Qu’ai-je fait pour mériter ça ? ” , ” Je n’y arriverai jamais. “

Même si je parviens à réussir, mon discours interne est tel que j’en viens à me dénigrer moi-même au risque de m’isoler des autres qui,eux, ne veulent pas être contaminés et finalement je risque de me replier sur moi-même.

  • Je me conforme aux normes, aux exigences imposées par autrui, par le groupe, par celui que je considère comme ayant la reconnaissance et l’approbation des autres.

J’ai besoin de reconnaissance, d’être accepté et je mets en place un système de modélisation pour me sentir épaulé et fort au risque d’annihiler le principe d’autonomie.

Inconsciemment, je sais que cela me freine dans mon expression créatrice mais je préfère cela à l’inconfort engendré par la non reconnaissance, la non appartenance au groupe.

Au final, le manque d’estime de soi nous fait plonger vers un cercle vicieux qui va entretenir ce sentiment de ne pas être à la hauteur de la tâche à accomplir.

Cela va nous limiter en justifiant et en préparant les échecs de demain.

Cela déclenche des stratégies de défense et de protection afin de préserver de manière factice mon image.

Toute cette concentration d’énergie sera autant de force qu’on ne pourra insuffler dans l’acquisition des compétences pour performer en compétition.

Le manque d’estime de soi va limiter la prise de risque en accentuant la crainte de l’erreur et de l’échec qui sont pourtant des sources de progrès essentielles dans la construction et l’évolution de l’athlète.

Comment appréhender l’estime de soi ?

J’en comprends le fonctionnement

Le développement d’une bonne estime de soi constitue un ingrédient incontournable du bonheur et de la santé.

Contrairement à ce qu’on pourrait penser, l’estime de soi n’est cependant pas la conséquence logique de grandes réalisations; en ce sens, il est contreproductif d’essayer de la développer en s’efforçant de la mériter en réalisant une performance hors du commun.

Il vaut mieux apprendre à voir autrement ce qu’on réalise déjà jour après jour.

On imagine souvent que c’est au travers de la perfection que l’on pourra nourrir et renforcer l’estime de soi.

En réalité, c’est en visant la réussite au travers de l’apprentissage de nos échecs, de nos erreurs et de nos ” fêlures ” que nous allons peu à peu développer nos capacités, renforcer nos qualités et démontrer tout notre potentiel.

A terme nous serons en capacité de développer et d’étendre notre estime de soi.

Les ressources de l’estime de soi

Comment améliorer l’estime de soi ?

Identifie les sources potentielles qui te font douter de ta valeur

  • Je m’inquiète de ce que pensent les autres.

L’opinion des autres quant à toi et/ou tes performances génère de l’inquiétude chez toi.

L’idée de décevoir ta famille, ton entraîneur, tes partenaires, le public impacte ton niveau de performance.

  • Je ne veux pas échouer ou commettre des erreurs.

Tu as l’impression que tu dois être parfait, qu’il n’y a pas de place à la chute, à l’erreur et l’idée de perdre te paralyse.

Ces impressions sont tellement présentes que lorsque cela arrive, tu éprouves des difficultés à tourner la page et à passer à autre chose en compétition.

  • La valeur d’un athlète se mesure à son niveau de performance.

Tu es persuadé que lorsque tu perds, cela ne peut s’expliquer uniquement que par la qualité de ta performance et tu considères que la médiocrité de ton niveau explique cela.

  • Tu as tendance à laisser beaucoup de place à ta petite voix intérieure et à exprimer des critiques ou des jugements envers toi même.

Tu te dis tellement que tu es nul que tu finis par le croire. Même quand tu réussis de belles choses, tu demeures très sévère avec toi même.

Développe une stratégie pour accroître l’estime de soi

  • Si tu veux te libérer du besoin de faire plaisir et d’être approuvé par les autres, commence par t’approuver toi-même !
  1. Reconnais tes valeurs
  2. Identifie tes qualités et tes forces
  3. Nomme ce que tu veux améliorer et tes objectifs
  • A présent que tu en sais plus sur l’intérêt et la nécessité de reconnaître ses valeurs, d’identifier ses qualités, ses forces et enfin que tu es en capacité d’appliquer la méthode SMART, je te propose :
  1. Identifier 5 valeurs et qualités qui sont essentielles pour toi, écris-les !
  2. Pense à ta dernière séance ou dernière compétition
  3. Écris de manière précise ce que tu as accompli et qui t’a rendu heureux et fier .
  4. Visualise ton attitude, le geste, ressens et nomme les émotions associées.
  5. Crée un visuel, un son que tu pourras consulter facilement afin d’ancrer dans ta mémoire, les 5 forces et valeurs que tu viens de déterminer.

Utilise un verbe d’action et rédige en terme positif !

ex : Je suis un joueur courageux, vif, déterminé, puissant et passionné.

Mes objectifs SMART

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Mental gagnant

Objectif flou : Aujourd’hui, je vais faire de mon mieux !

Objectif précis : Je vais demeurer vaillant en toutes circonstances

Objectif flou : Je veux intégrer l’équipe première !

Objectif précis : Afin d’intégrer l’équipe première, je mets en place le protocole suivant…

ex : j’intègre la préparation mentale dans ma préparation d’avant saison …

Objectif flou : Je vais arrêter de contester les décisions qui ne me conviennent pas !

Objectif précis : Je mets en place et je pratique un travail sur la gestion des émotions.

Déconstruire les croyances limitantes

Nombre d’athlètes sont convaincus qu’ils doivent atteindre la perfection et ne pas commettre d’erreur s’ils veulent atteindre la performance et gagner en compétition.

Lorsque que je me focalise sur la peur d’échouer ou la crainte de commettre une erreur, mon focus s’attarde sur ce que je veux éviter au lieu de mettre la priorité sur ce que je souhaite atteindre.

Dans un premier temps, il est primordial de prendre conscience de la nature de la croyance limitante.

Celle-ci repose souvent sur une interprétation, un système de pensée qui n’appartient qu’à nous et qui résulte de la manière dont on perçoit le discours de l’entraîneur ou encore les conclusions que nous avons tirées de tel ou tel évènement marquant qui a pu susciter chez nous du stress et de l’anxiété.

Dans un second temps, il convient de mettre en place une approche différente afin de rendre acceptable ce qu’on pensait inacceptable quelques temps auparavant.

En ouvrant la perspective à une approche, une voie différente, on facilite la prise de conscience et on intègre une nouvelle vision des choses et de notre sport.

Beaucoup de sportifs craignent de commettre une erreur et le risque est alors de jouer le match dix fois, vingt fois avant même qu’il ait vraiment débuté.

On rentre alors dans une spirale négative qui nous coûte en énergie, qui affectent nos émotions et qui entament l’estime de soi.

Apprendre de ses erreurs, composer avec l’échec revient à se libérer de ce qui nous pèsent et nous dirige complètement vers l’action et favorise totalement la réalisation de la tâche.

Ta stratégie pour reconstruire ta manière de penser

  1. Identifiez ce qui te fait peur, la croyance limitante.
  2. Déconstruire la croyance en imaginant un contre-exemple pour la reconsidérer en terme positif.
  3. Reconstruire la croyance en la reformulant et en te l’appropriant petit à petit en affirmant tes forces.

Ex : ” – Jamais je ne pourrais atteindre le sommet, c’est au-dessus de mes capacités. “

” – Oui c’est vrai le défi à relever est immense mais quelle opportunité de pouvoir accomplir quelque chose de grand, de m’élever et de dépasser mes limites ! “.

On pense souvent que masquer ses faiblesses, ses craintes, ses peurs est la meilleure stratégie pour performer.

La plupart du temps, cela peut paraître la meilleure solution pour y parvenir.

Toutefois dans les moments clés, lorsque le niveau de notre adversaire est élevé, lorsque l’enjeu est important et que le défi à relever est de taille, c’est l’athlète qui aura su faire preuve de vulnérabilité en acceptant , en reconnaissant et en construisant son système de pensée qui aura les ressources pour faire la différence au moment opportun.

Retenez qu’une bonne estime de soi demeure toujours silencieuse

Ngolo KANTE, une progression éloquente, un palmarès phénoménal, une humilité à tout épreuve

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