Tu veux être le meilleur à l’échauffement…c’est bien ça ?!

Les records ne sont pas homologués durant l’échauffement…

Cette épreuve, ce match, tu l’as tellement attendu, tu as refait le film toute la semaine en essayant d’imaginer tout ce qui pouvait arriver et tu as essayé de parer à toutes les possibilités.

Tes entraînements se sont plus ou moins bien passés et les moments de joie, de satisfaction que tu estimes toujours trop brefs ont systématiquement laissé place aux doutes et aux interrogations.

Physiquement tu travailles dur, tu es impliqué à l’entraînement et cela génère chez toi un sentiment agréable. Celui-ci se diffuse en toi juste à la fin de la séance et tu éprouves la satisfaction d’avoir un corps et des muscles qui répondent bien à tes attentes.

Ce sentiment libérateur est sans doute une réaction hormonale provoquée par les endorphines qui après le sport te procurent cette impression apaisante, relaxante et délivrent une sensation harmonieuse de plaisir et de satisfaction.

Et puis au fil des heures, cela s’estompe et il est alors possible que tu en viennes à t’interroger et à te questionner sur tel ou tel paramètre de ton sport et sur tes performances le jour J.

Peu à peu l’hormone du stress ( le cortisol ) frappe à la porte de ton esprit et s’installe confortablement dans ta tête pour en arriver peu à peu à dérégler cette machine qui hier encore fonctionnait à plein régime.

Tu peux même développer un sentiment d’anxiété lié à l’appréhension de ce qui échappe à ton contrôle tout en rejetant en bloc ces pensées qui te parasitent et dont tu ne veux pas entendre parler.

Le syndrome de l’ours blanc

” Essayez de vous fixer cette tâche : ne pas penser à un ours blanc, et vous verrez que, ce maudit animal, vous y penserez à chaque instant.”

Notes d’hiver sur impressions d’été, Dostoïevski.

Une intrigue pour le psychologue d’Harvard Daniel Wegner

En 1987, Wegner tombe sur cette citation et décide d’en tester l’efficacité par l’expérience. Il réunit un nombre de volontaires dans une pièce vide et leur demande de se concentrer sur n’importe quoi d’autre que sur l’ours blanc de Dostoïevski.

De plus, Wegner leur donne la consigne d’appuyer sur une sonnette dès que leurs pensées se tournent vers l’ours blanc.

Au bout de quelques minutes seulement, une véritable cacophonie vient confirmer la théorie de Dostoïevski :

  • Les pensées refoulées finissent par devenir obsédantes.
Ne pas penser à l’ours blanc, ne pas penser à …

L’expérience continue grâce à Jennifer Borton et Elisabeth Casey, du Hamilton College (New york), en menant une étude sur les incidences de ce phénomène dans la vie de tous les jours.

Celles-ci demandent à un groupe de gens, d’écrire la pensée la plus déplaisante qu’ils entretiennent à propos d’eux-mêmes.

Elles divisent ensuite le groupe en deux sous-groupes en nombre équitable : le groupe A et le groupe B.

  • Elles donnent pour consignes au premier groupe : le groupe A, de chasser cette pensée de leur esprit et pour ce faire ils disposent de onze jours.
  • Le second groupe : le groupe B, quant-à lui, peut reprendre sa vie et vivre comme d’habitude pendant onze jours également.

À la fin de chaque journée, chaque personne du groupe A et B, doit noter la fréquence de cette pensée déplaisante, leur humeur, leur anxiété et leur estime de soi.

Des résultats qui viennent confirmer l’effet “Ours blanc” de Wegner

Le groupe A, groupe qui s’efforçait de chasser les pensées négatives finissait par y penser encore plus.

Par ailleurs, les personnes soumises à cette expérience se décrivaient comme plus angoissées, plus déprimées et moins confiantes.

Le désir de refoulement des pensées négatives entraîne une baisse d’estime de soi et un changement négatif d’humeur.

En tant qu’athlète, tu peux, toi aussi, être victime de l’ours blanc et t’attacher à focaliser ton attention sur des ruminations qui viennent parasiter ton esprit et freiner ton orientation vers l’action.

Savais-tu que ton cerveau retient le sujet de ta pensée et non sa signification ou l’intention de départ.

Ainsi si tu te dis : ” Je ne dois surtout pas commettre d’erreur ! “, alors cela signifie que tu vas porter ton attention sur l’erreur plutôt que sur la solution à mettre en place pour être prêt à agir à l’instant T.

Dès que tu es traversé par une pensée négative, la première chose à faire est de l’accueillir. Ensuite, décidez consciemment, de porter ton attention sur quelque chose de positif, qui te fait du bien.

On peut imaginer que quelques minutes avant de partir à l’échauffement, tu croises tes adversaires du jour et que tu remarques à quel point ils semblent puissants, sereins et en confiance.

Cela peut alors générer chez toi, un sentiment d’infériorité qui peut, s’il n’est pas régulé, s’installer et se transformer en stress.

Ce dernier est loin d’être si négatif qu’on pourrait le penser car si tu sais l’appréhender, cela peut être un moyen de te donner de l’énergie avant la compétition.

Bien gérer, cela peut t’amener à prendre le contrôle sur tes émotions et à renforcer l’estime de soi.

Voici ma stratégie n°1

  • 1) J’accueille la pensée qui me traverse, je ne la rejette pas.
  • 2) Je porte mon attention sur quelque chose de positif.

Cela donne ceci :

  • 1) Ils ont tellement l’air puissant, ça va être tellement difficile de les battre
  • ( on accepte et on accueille cette pensée ).
  • 2) Ils ont l’air si puissant, c’est vrai et ça va nous permettre de mettre en place notre stratégie face à ce genre de joueurs.
  • Une belle opportunité de progresser !!!

Vous pouvez également profiter de cette occasion pour commencer à développer la “gratitude – attitude”.

Et si tu apprenais à faire preuve de gratitude envers…toi-même

Voilà, c’est le grand jour,

tu y es et tu as tellement travailler dur pour prétendre à disputer cette compétition, ce match, cette épreuve ou même cette sélection.

Tu as travaillé physiquement pendant de longues semaines. Tu as amélioré la maîtrise, l’intensité et la combativité à chaque séance.

Tu as accompli d’énormes sacrifices pour atteindre ton but et à présent, tu vas te confronter aux autres d’une façon ou d’une autre.

Alors que tu pars à l’échauffement, tes sensations ne sont pas optimales et tu as la sensation que quelque chose ne va pas.

Tu as des difficultés à mettre des mots sur cet état mais au fond de toi, tu éprouves un manque de sérénité et des questions t’envahissent à propos de ton véritable niveau, ta légitimité à ce niveau de la compétition ou encore sur le véritable niveau de tes adversaires, etc.

Sur le chemin de l’échauffement, tu rejettes en bloc ces pensées qui t’assaillent.

Au fond de toi, tu te dis que ce n’est pas le bon moment de penser à tout ça et tu choisis de bloquer ce processus.

Pourtant au bout de quelques secondes, de nouveau, elles sont là, pointant le bout de leurs nez, prêtes à encombrer et à obscurcir ton esprit.

Nous avons vu plus haut que plutôt que d’essayer de les bloquer, il convenait de les accueillir en pleine conscience et de les reformuler de manière positive afin d’en faire des alliées.

Sache que tu peux aussi apprendre à faire preuve de gratitude envers toi.

Imagine si tu croisais un partenaire d’entraînement dans une situation comparable à celle que tu rencontres actuellement.

Un partenaire qui se mettrait à douter parce que selon lui, ses sensations ne sont pas bonnes ou qui montrerait de l’inquiétude car ses premières passes ou ses premiers tirs ne sont pas justes.

Je suis certain que tu saurais trouver les mots à son égard pour le rassurer, le réconforter et lui affirmer que tout ce qui se passe à l’échauffement ne signifie pas forcément qu’on va échouer en compétition ou en match.

Tu insisterais sur ses qualités, tu mettrais en avant l’ensemble de son parcours, tout le chemin parcouru pour en arriver là.

Tu voudrais simplement qu’il accepte de reconnaître l’ensemble du processus qui l’a amené là où il est aujourd’hui et qu’il soit reconnaissant envers lui pour l’ensemble de son œuvre.

Cela porte un nom : LA GRATITUDE

Voici ma stratégie n°2

Pratiquer la gratitude, c’est se focaliser sur ce qui est positif maintenant et remercier (la vie, vous-même, l’Univers, Dieu, les autres… selon vos croyances et selon la situation) pour ce que vous avez et pour ce qui vous arrive.

La gratitude est une émotion positive, l’exprimer augmente notre sentiment de bien-être.

Se focaliser sur le positif et remercier la vie…
  • Apprécie les efforts consentis, le plaisir d’être là où tu es, l’évènement auquel tu vas participer, tous ceux qui t’entourent…
  • Prends conscience du chemin parcouru et de la qualité de ta progression.
  • Faire preuve de gratitude te conduit à la grandeur…

En étant reconnaissant envers toi-même pour ce que tu es et ce que tu accomplis au quotidien, tu seras en capacité d’atteindre tes buts.

Plus tu te focaliseras sur ce que tu n’as pas ou sur ce que tu n’es pas, moins tu seras en capacité d’agir et tu auras toujours la sensation de ne pas en avoir assez ou de n’être pas assez…

 « La signification que nous donnons à tout ce qui nous arrive est déterminée par le schéma auquel nous nous référons à ce moment-là. En changeant ce schéma, vous changez immédiatement le sens de ce que vous vivez. »

– Anthony Robbins

L’échauffement pré compétition

En tant que sportif, nous voulons tous atteindre l’excellence et être capable d’utiliser nos ressources et nos capacités afin d’exprimer tout notre potentiel.

L’échauffement apparaît comme le moment propice pour se préparer physiquement et mentalement à la compétition. C’est une étape de transition qui amène l’athlète à entrer progressivement dans le rythme de l’épreuve afin d’être prêt au moment opportun.

On va alors chercher à se donner des repères et à prendre la mesure de l’évènement.

L’objectif est alors de se concentrer sur les éléments qui sont sous notre contrôle et à faire confiance à nos automatismes.

Rappelle-toi que commettre des erreurs lors de l’échauffement ne signifie pas que tu en feras de même lors de la compétition.

Saisis l’opportunité de reconnaître ce qu’il se passe sur le plan émotionnel, ajuste ta posture et définis l’attitude à adopter afin d’être prêt à l’instant T.

Profite du moment présent, fais les choses dans l’ordre et tout rentrera dans l’ordre. Cela te mènera à optimiser tes capacités, à maîtriser tes pensées et à agir ici et maintenant !

Inspire-toi des champions, tu constateras que finalement, les clés de ta réussite sont déjà en toi…

Ne commence jamais un entraînement en tirant des 3 points. Commence à tirer près du panier puis éloigne-toi progressivement!

Michael Jordan

Découvrir, s'initier, se former à la préparation mentale sportive.

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