Comment optimiser ses compétences mentales pour la compétition ?

Voici venu le moment de la fin de saison, une saison marquée par des contraintes sanitaires drastiques qui ont impactées le développement des joueurs sur le plan technique, tactique, physique et mental.

Le projet estival repose sur une ambition simple qui consiste à pratiquer et à s’entraîner durant six semaines en développant de nouvelles connaissances et en renforçant les compétences de chacun.

En toute sincérité, une part de moi sait déjà à ce moment de la saison que les joueurs vont décrocher durant l’été mais le programme proposé et non imposé demeurera disponible, accessible en tout temps et leur permettra d’avoir un support ainsi qu’un moyen de rester connectés à leur sport.

Mon ambition est alors de les orienter vers une pratique encadrée, réfléchie tout en faisant le lien entre préparation technique, physique et mentale.

Finalement que les joueurs pratiquent assidument ou non, il en restera bien quelque chose et nous pourrons nous appuyer la-dessus lors de la reprise le 23 aout 2021.

Démontrer que tout est lié et interconnecté

Nous allons profiter de la pause estivale pour renforcer, améliorer nos qualités et compétences techniques.

Plus on maîtrise la technique et mieux on utilise le ballon en situation de match quand on est sous pression.

A l’entraînement, j’utilise ma mémoire de travail pour analyser, réfléchir, reproduire et développer mes qualités.

En match et en compétition, je vais utiliser en priorité ma mémoire procédurale ( musculaire ) et faire appel à mes automatismes.

C’est le temps de l’action et plus celui de la réflexion et de l’analyse.

Voici la vidéo proposée avec des exercices très simples et facile à mettre en place pour renforcer la maîtrise du ballon.

Ici on s’attache à travailler les bases techniques pour renforcer et développer la maîtrise, compétence essentielle afin de favoriser les automatismes dans l’action.

Le super pouvoir de la mémoire musculaire

( extrait de l’article de G. GIRARD : “Choker” ou contre-performer en compétition : les trois types de focus ).

La mémoire de travail

La mémoire de travail se situe dans le cortex frontal

Elle nous permet d’emmagasiner l’information à court terme pendant que nous faisons autre chose en même temps.

Par exemple, lorsque mon entraîneur me donne plusieurs corrections à appliquer pour une même habileté technique, je dois être capable de retenir ces informations et de les appliquer pendant que j’exécute à nouveau l’habileté.

Pour y parvenir, j’utilise ma mémoire de travail.

La mémoire procédurale ou la mémoire musculaire

Alors que la mémoire de travail fait appel à la portion consciente et analytique du cerveau, la mémoire procédurale réside dans la portion inconsciente du cerveau, et elle se situe dans le cerveau postérieur.

La mémoire procédurale ( musculaire ) fonctionne comme une boîte à outils qui contient les étapes à suivre pour exécuter une habileté.

La mémoire procédurale, c’est ce qu’on appelle la mémoire musculaire ou les automatismes en sport.

Lorsque je répète une habileté des centaines, voire des milliers de fois, je développe un automatisme.

Ainsi dès que toutes les étapes sont gravées dans mon inconscient, je n’ai plus besoin de réfléchir pour exécuter correctement l’habileté technique que requiert l’action en cours.

Mémoire de travail = court terme vs Mémoire procédurale = long terme

Mémoire de travail versus Mémoire procédurale ( musculaire )

La mémoire de travail, ou la mémoire consciente, traite l’information lentement.

Elle ne peut pas aller aussi vite que l’action. Gérer la demande de la compétition est donc une tâche impossible pour la mémoire consciente… parce que ça va trop vite pour elle.

Si, par exemple, je souhaite exécuter un service au tennis, et que j’ai déjà fait des centaines de répétitions, mon service est maintenant enregistré dans ma mémoire musculaire. Mon inconscient a déjà compilé toutes les données : il sait à quelle hauteur je dois lancer la balle, à quel moment la balle quitte ma main, dans quel angle je vais frapper la balle, etc.

Mais si je commence à réfléchir… si je cherche à contrôler consciemment toutes les actions nommées ci-haut, si par exemple je me dis “je dois lever mon bras plus haut”, je vais alors activer ma mémoire de travail.

Résultat :
Soit je n’arriverai pas à compiler toute l’information assez rapidement pour frapper la balle au bon moment.

Soit mon cerveau va négliger certains aspects du mouvement parce que toute mon attention est dirigée vers mon bras!

Dans les deux cas, ma coordination en sera affectée.

Contrairement à la mémoire de travail consciente, la mémoire procédurale ( musculaire ) inconsciente peut traiter l’information instantanément.

Elle peut donc réagir et ajuster la performance à chaque instant.

En conclusion, quand on réfléchit trop à la tâche qu’on veut réaliser, il devient difficile d’accéder à la mémoire musculaire.

T’est-il déjà arrivé d’avoir la peur soudaine de commettre une erreur, de sentir que tout va trop vite en compétition et de revoir mentalement plusieurs fois ce que tu dois faire pour bien performer ?

Si oui, ta mémoire de travail était en action.

Et maintenant que tu sais que tu dois activer ta mémoire musculaire pour performer au meilleur de tes capacités, comment faire pour y arriver ?

Les trois focus en compétition

  • Le focus sur l’analyse de l’action
  • Le focus sur le résultat de la performance
  • Le focus sur l’expérience de l’action

Focus sur l’analyse de l’action

Tu diriges ton attention vers les aspects techniques et tactiques de la performance. Tu réfléchis, tu cherches à placer correctement ton pied, ou ton bras, tu te donnes des instructions et tu veux exécuter le mouvement parfait, ou la stratégie parfaite.

Focus sur le résultat de la performance

Tu diriges ton attention vers le résultat final de la compétition, comme la victoire ou te qualifier pour un championnat.

Focus sur l’expérience de l’action

Tu diriges ton attention vers les aspects sensoriels de ce que tu veux accomplir. Par exemple:
La vue : tu pourrais visualiser la trajectoire du ballon vers le but, ou la hauteur et la distance de projection de la balle;
Les sensations physiques : tu pourrais recréer mentalement un ressenti important lié à ton habileté – par exemple, ressentir la puissance dans ton pied et ton tronc lorsque tu frappes un ballon;
L’ouïe : tu pourrais entendre le son du ballon frappé.

Après avoir imaginé et intégré la performance désirée à l’aide de tes sens, tu fais confiance à tes acquis et tu laisses ta mémoire musculaire faire le reste.

Clique ici pour visionner un très bon exemple de visualisation du résultat de l’action au golf, tiré du film La Légende de Bagger Vance.

Le bon focus qui mène à une performance gagnante en compétition

Lorsque tu focalises ton attention sur l’analyse de l’action, tu actives ta mémoire de travail et tu te déconnectes de ta mémoire musculaire.

Lorsque tu focalises ton attention sur le résultat de la performance, tu te motives et tu augmentes ta combativité, mais sans te donner les moyens pour réaliser tes buts.

Ce qui fait que tu pourrais te sentir rapidement stressé lorsque la compétition ne se déroule pas comme prévu.

***Lorsque tu focalises ton attention sur l’expérience de l’action, tu
communiques directement avec ta mémoire musculaire et ton
inconscient.


BILAN :

Travailler les automatismes pour :
• Apprendre à voir les images – ex. la trajectoire de la balle ou du ballon,
• Recréer des ressentis – ex. la vitesse, la puissance, la légèreté, la détente;
• Se connecter à tes émotions et tes sentiments – ex. la confiance, le plaisir.

Avec la pratique, tu apprendras à calmer tes pensées et à “sortir” de ta mémoire de travail, pour accéder à ta mémoire musculaire et performer à la hauteur de tes capacités en compétition.

Travailler les automatismes

Découvrir de nouvelles méthodes et développer de nouvelles compétences

Les bienfaits de la méditation :

Lebron JAMES

La superstar du basket-ball, Lebron James, a de nombreux trophées à son actif.

Tout le monde le voit comme quelqu’un qui est dur. Parfois, pendant les temps-morts, il ferme les yeux et prend un moment pour méditer afin de se recentrer.

Cela l’aide à être plus compétent sur le terrain, ce qui rend le jeu beaucoup plus facile pour lui et ses coéquipiers.

Novak DJOKOVIC

Novak Djokovic, le meilleur joueur de tennis professionnel du monde médite !

La méditation l’aide à le maintenir dans une forme optimale.

Pour Novak, la méditation est une évasion privée. Il voit tout de manière plus belle et plus agréable.

J’ai parié sur le fait que durant les vacances, les joueurs pourraient profiter de ces moments de pause pour découvrir des outils, certainement inconnus pour eux mais après tout, il y a un début à tout.

Mon objectif n’est pas de les convaincre à tout prix mais plutôt de les sensibiliser à des approches différentes.

Ici on recherche l’initiation et l’information dans le but de développer leur culture et aussi de comprendre que la progression dans leur sport peut aussi passer par une voie certes différente mais tout aussi efficace que le travail physique ou technique.

Je leur ai proposé une courte vidéo plutôt ludique dans le but de désacraliser le terme et le procédé de la méditation.

Se recentrer et s’évader en pratiquant la méditation

La cohérence cardiaque :

Au même titre que la méditation, je leur ai proposé une activité basée sur la respiration.

Cet outil de relaxation est accessible à tous et permet d’éduquer les sportifs notamment aux bienfaits du procédé respiratoire.

Nous avons en effet un outil qu’on utilise au quotidien et bien maîtrisé, il peut générer des bienfaits formidables et optimiser les performances de chacun.

Cette vidéo tout comme la précédente explique en quelques minutes tous les bénéfices de la cohérence cardiaque.

le lotus, considéré comme un symbole d’illumination, de pureté, de renaissance et de triomphe sur les obstacles.

Le Yoga :

Meilleures qualités sportives

Bien que le yoga soit surtout connu pour sa capacité à apaiser les tensions et
l’anxiété, il a également un impact bénéfique sur les capacités physiques.

Ce n’est pas pour rien qu’une grande majorité des sportifs s’y adonnent plusieurs fois par semaine.

Pratiqué avec régularité le yoga via ses poses et séquences de mouvement permet de bénéficier d’une plus grande force musculaire, d’une meilleure endurance, d’une meilleure capacité respiratoire, d’une meilleure flexibilité et d’une bien plus grande coordination.

Un véritable travail global qui aura un impact bénéfique dans votre
pratique sportive quotidienne.

La majorité des poses ciblent le corps comme une unité.

Vous pouvez opter pour des poses spécifiques qui ciblent un groupe musculaire précis. Abdos, bras, jambes, fessiers, dos…tout est stimulé si fait avec assiduité !

Vous constatez également que votre posture s’améliore.

Vos abdominaux et vos muscles du dos peuvent supporter votre poids et vous êtes en mesure de bien vous asseoir et de vous tenir droit en évitant les douleurs.

Le yoga renforce votre corps, améliore votre équilibre, votre flexibilité, votre force et vous rend plus à même de poursuivre sereinement vos objectifs avec un mental d’acier.

un impact bénéfique dans votre
pratique sportive quotidienne.

La pyramide du succès ( John WOODEN )

En plus de la préparation physique programmée à réaliser les trois premières semaines du mois d’août, j’ai présenté chaque jour aux joueurs au travers d’un message envoyé sur l’application que nous utilisons pour communiquer ensemble, une valeur exprimée par John WOODEN pour constituer sa pyramide du succès.

Dans le prochain épisode de l’aventure intérieure, vous découvrirez la manière dont a été abordée l’avant saison à l’issue de la pause estivale.

En attendant, vous pouvez me poser vos questions en cliquant sur le lien ou me laisser un commentaire ci-dessous.

Découvrir, s'initier, se former à la préparation mentale sportive.

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